
Un trio se forme entre Julia, femme qui s’ennuie dans sa vie, son mari Rory un peu coincé et rébarbatif contrairement à son frère Frank, le baroudeur en quête du plaisir absolu. Frank, en ouvrant la boite de Lemarchand, déverrouille le contact avec un monde derrière l’apparente réalité où les sensations sont ultimes. Il est maintenant enfermé dans cette dimension où les valeurs sont étrangères, confondant plaisir et douleur.
Ce texte est dans la tradition des contes macabres mêlant passion, meurtres et magie, avec une réflexion sur l’intériorité et l’extériorité, la réalité perçue comme un voile qui se déchire donnant sur un endroit où le temps et la matière sont autres, la vie comme une œuvre d’art et l’amour désespéré si malsain qu’il devient cynique. Des gens frustrés et indolents sont attirés par cette transgression et basculent dans une explosion de sentiments. Clive Barker sait mettre de l’intensité dans son récit d’amants maudits liés dans la corruption et la décadence aussi physique que spirituelle. C’est une histoire de fantastique gore classique dans certains aspects mais s’enrichit d’une percée mystique dans la réalité, point commun avec Stephen King.