
Un scientifique a trouvé le moyen d’expliquer l’augmentation alarmante de la mort de nouveaux-nés à la fin du 20e siècle en interprétant leur activité cérébrale. Il lit les premiers souvenirs d’un bébé hypermaturé qui vieillit à grande vitesse volontairement. Grâce à des capacités de télépathie, ils atteignent la conscience collective de l’espèce et décident de se suicider. La naissance est donc racontée de l’intérieur d’un point de vue scientifique et métaphysique, le moi se forme (avec un statut privilégié pour le pouce) et doit s’adapter à l’extérieur alors qu’il désire seulement être seul dans le confort car les autres sont loin ou envahissants. La cosmogonie émane d’un tourbillon de conscience qui construit le monde pour ensuite pour ensuite mettre en doute sa réalité et ressentir son instabilité.
C’est une nouvelle intelligente aux issues philosophiques cruelles pour l’homme, montrant sa faiblesse intrinsèque, pas nihiliste mais lucide au niveau de l’espèce. On peut y voir une allégorie du rejet de la différence et de la solitude promise à un homme surévolué.