Penta – Dominique Brotot

[12/12/24] Greg se réveille au cœur de Penta, complexe militaire souterrain, et décide de s’évader avec l’aide de Grégoire, sa seconde personnalité connectée au réseau informatique de l’enclave. Le colonel Creek, responsable de la sécurité du site, en fait une affaire personnelle.
Cette science fiction se focalise résolument sur une action nerveuse et un contexte cyberpunk d’infiltration et de contre-surveillance dans un déploiement linéaire du récit vertical par cette remontée vers la surface étage par étage et horizontal par cette course vers la liberté, avancée frénétique nuancée par l’amnésie du protagoniste, sa quête d’identité et la profondeur psychologique des personnages dévoilée par des flashbacks. C’est un duel au sommet entre le génie inconscient de Greg et la fierté blessée de Creek, bataille titanesque entre deux monstres au sein d’un huis clos sanglant et oppressant. Greg et Creek charrient chacun un acolyte qui brouille le statu quo de la confrontation et déséquilibre ponctuellement l’antagonisme, compagnons d’infortune et d’ultraviolence, et le roman n’est pas tendre avec tous les personnages par ses explosions de douleur et ses sursauts gore dans des scènes marquantes et une ambiance survoltée de drogue, d’implants cybernétiques et d’interfaces virtuelles, de désordre psychologique qui apporte un côté trash à l’histoire.

[05/09/22] Dans le Q.G militaire des États-Unis morcelés à Washington se trouve un amnésique schizophrène, Greg qui est un joueur d’échecs fou et Grégoire qui maitrise les réseaux informatiques. Son but est de s’enfuir de ce complexe censé être hermétique, surveillé et administré par l’armée. Il prend un otage pour l’aider pendant que le Colonel Creek, responsable de la sécurité au corps synthétique, sent la situation doucement lui échapper. Greg(oire) déplace ses pions en changements d’identité, infiltration physique et logicielle, meurtrier sans pitié.
La science fiction de pure action se nourrit du cyberpunk avec cette dualité psychique et matérielle dans un face-à-face programmé, un duel de stratèges à la Shadowrun, un huis clos ultraviolent, un labyrinthe létal. Le rythme ne faiblit pas une seconde, les rebondissements sont constants dans une frénésie de testostérone et de folie.

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