La porte d’ivoire – Serge Brussolo

Russel, guide de safari sauvage amoral, et Tracy, ancienne infirmière militaire, accompagnés de Diolo, un sorcier congolais en exil, sont engagés pour participer à une mission de sauvetage dans la forêt antédiluvienne bordant le fleuve. Un milliardaire obnubilé par les anciennes civilisations et les cités perdues a eu un accident lors d’un survol de repérage, et sa fille souhaite lancer des recherches.
C’est incontestablement un roman d’aventure dans une nature mystérieuse et mortelle, impénétrable, vierge de civilisation, territoire inconnu refermant un passé intact. Le récit se construit autour des habituelles bonnes idées de Serge Brussolo, avec de l’action et des rebondissements, des personnages sur le fil, dans un déroulement très classique, excepté le traitement du personnage de Russel, mettant en exergue la prédominance de la nature impitoyable et de la menace des indigènes. On sent une certaine retenue pour ne pas s’aventurer dans le fantastique exubérant et surréaliste, tout en développant une ambiance d’enfermement et de lutte pour la survie, avec en filigrane un message contre le racisme.

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