Dernière semaine d’un reptile – Franck Ferric

Tout de suite, le ton est donné, le questionnement sur l’existence est présent, sombre et lourd, qui ne s’embarrasse pas de la morale. C’est simple, direct et rude, habité par la guerre et la mort, l’absurdité de la vie et la monstruosité du monde. Les espoirs déçus deviennent des malédictions et la vie s’accroche avec cruauté car le Héros de Franck Ferric est mythologique, qui traine une torture permanente, une impossibilité totale de sens et une improvisation résignée d’une poésie palpable de tragédie.
L’écriture puissante et désarmante, comme dans Trois oboles pour Charon, pleine de noirceur, ouvre sur un monde multiple, dans des genres différents pour une même conclusion : la mort comme obsession et l’universalité de l’injustice comme mode de vie. L’alliance de la paranoïa et de la désinvolture a le gout de l’ironie, avec la démesure des légendes antiques. Les pas du Golem est un bel hommage à Lovecraft à la sauce SOS Fantômes.

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