
Le progrès technologique ne s’embarrasse plus de considérations morales et Chalk, vampire du divertissement sans limite, trouve le point de départ d’une téléréalité, production de peur, de haine, de tristesse et de douleur, dont se nourrissent ceux qui en sont témoins. Il provoque donc la rencontre entre une très jeune femme vierge mais mère de cent enfants conçus grâce à ses ovaires prélevés, et un astronaute bien plus âgé et physiquement modifié par des extraterrestres, devenu un monstre parmi les siens. Le côté maitre du destin de Chalk, à la fois régisseur d’une pièce de théâtre et démon grandiloquent presque mythologique, et ces personnages sombres et torturés font penser à Clive Barker et à Philip K. Dick. Ce couple pas du tout improvisé apprend à se connaitre et s’apprivoise, difficilement car leur esprit est blessé, leur corps a été manipulé sans qu’ils puissent en comprendre la finalité. La science fiction développée ici est précise et riche, se basant beaucoup sur la science pour dérouler cette histoire de parias.
Elle est un peu simple et attirante, il est cultivé et hideux, ils voulaient être seuls ou mourir mais leur duo se retrouve au devant de la scène. C’est un livre sur l’acceptation de soi et des autres, la différence et la tolérance, en nous montrant des personnages confrontés à la pointe de l’espèce, à un bond en avant dans l’évolution, ce qui les isole et constitue un défi pour l’esprit.