Papy end – Jean-Pierre Andrevon

Le poulpe est un témoin de l’état de la société qui se retrouve toujours au milieu d’affaires pas claires, du côté des marginaux, et suivant une certaine idée de la justice en situation, par l’adaptation et la réactivité. De passage dans une association d’aide aux sans-papiers, il tombe sur des pros de la bagarre qui le laissent sur le carreau dans la confusion. Puis, passant visiter un vieil ami, il trouve son cadavre, celui de sa fille et le petit-fils bien vivant dans un coin sombre. Sur la trace des criminels, il doit composer avec sa bienveillance paternaliste et le décalage générationnel avec ce gamin renfermé.
L’action est nerveuse dans un rythme particulier, alternant ralentis et accélérés dans une farandole de bidoche sanglante. Le poulpe est au fait de l’actualité sociale et politique de son pays, il est assez cynique mais au fond de bonne volonté avec une légère candeur. Ce polar mouvementé est solidement ancré en 1996, dans une société cruelle en constante mutation dans la désillusion et l’amoralité relative.

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