
Un homme retourne dans la petite ville où il est né et a grandi, ne la reconnait pas ; ce qu’il voit ne correspond pas à ses souvenirs. Il mène son enquête avec l’aide d’un marginal, se rendant vite compte qu’il ne peut pas quitter la bourgade au centre d’un combat qui le dépasse, entre lumière et obscurité. Cette lutte entre la réalité de ses souvenirs et le voile brumeux et tangible de l’illusion prend forme dans l’opposition comme magique de deux gigantesques dieux, avec une vision romantique de la nature et de l’univers, dans les rapports entre microcosme et macrocosme. La présence des enfants extraordinaires, les puissances tapies dans les structures du monde sensible et leur influence sur les êtres, ainsi que l’alternance de moments d’une immense noirceur et d’un ton enjoué, presque candide, font penser à Stephen King.
Ce roman est facile d’accès, pas réputé mais il permet de goûter à l’univers paranoïaque de Philip K. Dick.