
Harry D’Amour est un détective particulièrement sensible depuis l’enfance aux manifestations surnaturelles. Au cours d’une enquête paranormale, une brèche sur l’enfer et ses créatures sataniques s’ouvre.
Sous la forme d’un polar psychologique très noir se développe une ambiance de déliquescence urbaine, de menace magique dans une réalité qui chavire. Une puissance psychologique énorme habite ce texte cauchemardesque, impitoyable, incarnée par Pinhead le Cénobite et, avec ironie et sens du grotesque, les Sorciers. L’enfer est un lieu tangible, contrée d’une dimension parallèle, matérialisation des horreurs médiévales teintée d’une sorte d’onirisme, et ensuite le récit bascule du côté de la fantasy pour se concrétiser dans une apothéose luciférienne. L’écriture est simple, précise et directe, très prenante, dans un livre qui évolue, délivrant la plus simple beauté comme la pure destruction féconde. Les évangiles écarlates ressemble plus à un testament littéraire qu’à la suite de Hellraiser.