
Bishop, un enquêteur en paranormal un peu sceptique, est poussé à chercher la cause d’une frénésie sanguinaire (meurtres, suicides et incendies inexpliqués) dans une rue étant manifestement le centre d’une activité suspecte. Il est partagé entre son obsession pour la chasse aux charlatans et son histoire personnelle troublante ; les investigations débutent par une maison dans laquelle il a été découvert un charnier quelques mois plus tôt. La fille d’un dignitaire spirite l’accompagne dans ses recherches. Ce qui ressemble à une très classique histoire de maison hantée et de fantômes se transforme en une épidémie de possessions démoniaques pas plus originale, avec sa secte manipulée par le mal à l’état pur. James Herbert ménage le mystère en excluant à aucun moment la possibilité d’une hystérie collective avec hallucinations, se reposant aussi sur une vision scientifique de la nature du mal biblique.
Comme toujours avec cet auteur l’histoire est bien écrite, les passages gores font presque oublier d’autres un peu bavards et certaines descriptions un peu longues. La bonne idée est d’avoir étiré le temps narratif, avec des ellipses bien placées, pour montrer l’ampleur de ce qui devient une catastrophe façon invasion de zombies.