Le djinn – Graham Masterton

Aux États-Unis un collectionneur d’antiquités perses se suicide après avoir scellé magiquement une jarre censée renfermer un djinn très puissant. Entre scepticisme et terreur irrationnelle, l’enquête commence pour son filleul autour de la maison nimbée de mystère et de l’influence surnaturelle du génie entravé.
Il est question avant tout d’ambiance, d’une littérature fantastique du début du XXe siècle, à rapprocher de Lovecraft indéniablement, avec un vieux parrain érudit et fou, la vieille demeure étrange, la nécromancie arabe antique, la convergence d’énergies cosmiques, une horreur subtile et susurrée, indirecte qu’on sent par les interférences insidieuses.
Dans ce livre Graham Masterton revisite Les mille et une nuits d’une façon bien documentée et avec son humour habituel, jouant avec la vision populaire de ces contes. C’est un court roman, bien construit, qui ménage ses révélations pour se tendre jusqu’au climax final, tension diffuse qui accouche d’une apothéose artificière. Facile à lire, avec une petite saveur lovecraftienne, c’est un sans faute dans le genre.

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