
Dans ce prélude au cycle de Gandahar, Algar est berger dans une région isolée. Sa curiosité et sa soif de liberté, de voyages merveilleux, le poussent sur la route en direction d’un port pour embarquer. Dans sa grande candeur, il découvre la civilisation avec ses petits émerveillements et ses subtils périls. C’est un carnet de voyage, une chronique de ses aventures, faisant penser à Tolkien, et la planète est foisonnante, rude et surprenante. L’idée du Pfimouzz, sous-marin vivant, est excellente, et Algar, naïf et travailleur, est un personnage sympathique qui n’a pas toujours de la chance mais qui persévère dans son aventure au milieu de turpitudes.
La plume de Jean-Pierre Andrevon est recherchée, travaillée, agréable et immersive, il a réussi à créer un univers original plein de gouaille.