
L’introduction à propos de la censure d’après-guerre est pertinente, très intéressante. L’histoire de ce roman se focalise sur un banal employé de bureau secrètement amoureux d’une collègue. Son délire narcissique se construit autour de la frustration sexuelle et sociale, une haine de la classe dirigeante et le désir d’affirmation d’une volonté de puissance. On suit donc l’épanouissement et la consolidation égocentrique de sa mission christique, qui fera de lui un violeur tueur en série dans un aveuglement total. On a vraiment l’impression de suivre un psychisme malade, les constructions mentales d’un psychopathe.
C’est la remise en cause d’un système, d’une société sclérosée par l’argent et le pouvoir, et combattre le feu par le feu…