Eux qui marchent comme les hommes – Clifford D. Simak

Un journaliste de presse écrite, froissé et porté sur la boisson, enquête sur la soudaine mainmise de mystérieux acheteurs sur l’immobilier local. C’est une science fiction policière du début des années 60, avec du fantastique étrange dedans, ses mystères et ses complots. Dans cette ambiance lourde il y a des apparitions, et pour le fin limier une obsession pour le corps comme véhicule, le monde comme un théâtre d’apparences. Simak est un des meilleurs écrivains de science fiction dans le sens littéraire, avec rigueur et simplicité, créativité décalée ; pour résultat une histoire tellement facile à lire, et charmante, désuète mais profonde. Les thèmes abordés sont classiques : propriété, liberté, interactions avec l’environnement, télépathie, différence de culture et de structure de pensée.
Ce roman est dynamique et farfelu, autant un délire paranoïaque qu’une leçon subtile de philosophie, dans l’ombre de la Guerre Froide. C’est quand même assez hystérique, comme un delirium tremens qui perdure entre l’ambiance sombre et les excentricités cosmiques, avec toujours de l’humour.

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