L’empire des nécromants – Clark Ashton Smith

Très vite le fait est clair que Clark Ashton Smith est une passerelle entre Robert E. Howard, et Howard Phillips Lovecraft période aventure onirique. Les nouvelles sont localisées (Hyperborée – Atlantide – Averoigne – Zothique) ; chaque univers est développé via de courtes chroniques d’épouvante. Dans cette fantasy prédomine la magie, entre sorciers retors, bestiaire extravagant et paysages irréels nimbés d’une poésie fanée et majestueuse. Car la plus grande qualité de ces textes, au-delà de la rigueur soutenue, est sa poésie anglo-saxonne éthérée. L’auteur à la base est poète, doué pour décrire l’horreur cosmique dans une noirceur raffinée.
On se situe facilement et avec plaisir dans les différents environnements et les personnages principaux, dans cet univers mythique et fragile face aux étranges éons, aux dieux primordiaux et à la sorcellerie, à l’immensité fécondée par la monstruosité incongrue et aberrante.

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