
On sent tout de suite l’ardeur juvénile de l’auteur, le socle historique riche et précis, toujours à l’aise pour créer des histoires aux dimensions multiples. Le héros enquête à propos de crimes et délits commis à Paris et à Venise par des artistes connus, en passant d’une ville à l’autre, d’une réalité à une autre le long d’un ruban de Möbius. Il y a des interférences entre les différentes versions des lieux, qui semblent vouloir s’unifier. Cette enquête devient une confrontation divine entre le bien et le mal, des perturbations maléfiques mettent le désordre dans l’arborescence.
Avec cet auteur on a toujours l’impression d’être dans un jeu joyeux, et c’est un jeu de l’esprit, une construction plausible mais fantasque, foisonnante de références culturelles, d’une solidité sans faille.