
Le roi des étoiles
Nous sommes ici en présence d’une histoire destinée à divertir, de la science-fiction avec de l’aventure, de l’action et des rebondissements, un personnage principal banal dans une situation extraordinaire. Le début a forcément influencé l’idée de base de la série Code quantum ; un homme échange son corps avec celui d’un prince. Il se retrouve alors dans une galaxie très lointaine engluée dans un conflit manichéen entre l’Empire et la Ligue. Commencent alors les mésaventures du héros baroudeur et d’une princesse galactique, les secrets, les trahisons, les quiproquos. Le rythme est fluide, on ne s’ennuie pas grâce aux états d’âme de l’imposteur candide, coincé par ses responsabilités subies. Certains clichés peuvent déplaire mais ce récit est destiné aux hommes de la fin des années 40 avec un contexte social, politique et militaire particulier. La diplomatie et les armes nouvelles sont au centre du livre. Le récit est contrasté, à la fois lumineux et sombre.
Le retour aux étoiles
Le second tome relance l’odyssée de Gordon, cette fois dans son apparence terrienne originelle. Il ne peut plus avancer masqué, et sont mises en avant la tolérance et la compréhension face à des extra-terrestres télépathes. Les chapitres s’enchainent toujours aussi bien, à l’image d’un pulp de la première moitié du vingtième siècle. La répugnance du héros à l’égard de l’apparence, de la démarche ou de l’odeur des autres formes de vie fait penser à Howard Phillips Lovecraft, une gène cosmique devant un bestiaire exubérant et dérangeant. Les rebondissements et les difficultés diplomatiques s’enchainent comme dans le premier tome et le complètent à merveille. C’est une lecture vraiment divertissante, un incontournable de la science-fiction, simple et subtil à la fois, mais surtout extrêmement digeste.