Après – Stephen King

Un garçon qui peut voir et communiquer avec les morts, ce n’est pas très original mais dans les mains de Stephen King cet exercice ne peut qu’être intéressant. On retrouve bien son style, on voit le monde des adultes par le biais d’un enfant, avec de l’humour désabusé et des références culturelles bien senties. C’est très difficile de retranscrire les pensées d’un gamin sans tomber dans des archétypes énervants.
Les personnages sont très bien développés, dans cette précarité du vivant qui met en lumière les situations extraordinaires. La construction de l’intrigue est prenante, autour des peurs enfantines, des émotions filiales. Un garçon pas comme les autres et une mère aimante qui se démène, une narration efficace et une histoire intrigante : voilà la recette pour un succès.
[Je n’aime pas trop sa façon de clôturer ses derniers livres, c’est fait pour désarçonner le lecteur ; le but est l’étonnement qui flirte allégrement avec le vertige. Tout le livre est passionnant, surprenant, mais la fin apparait carrément comme incompréhensible, limite pour choquer, improvisée et bâclée, les 15 dernières pages sont presque salopées.]

Laisser un commentaire