
Farmer met son talent d’écrivain au service d’une parodie de Tarzan réunissant les critères de la littérature gore. L’action est permanente, étouffante et dégoutante. C’est une histoire de surhommes perturbés qui révèle la réalité crasseuse cachée derrière l’imposture littéraire de Edgar Rice Burroughs. On peut dire qu’il détruit le mythe, écorche la société occidentale au passage en révélant l’hypocrisie du XXe siècle. C’est animal, choquant, d’une liberté de ton totale et d’une créativité sauvage.
Il vaut mieux se préparer à entrer dans un roman rude, complexe et profond, pas du tout dans la forme, principalement urgente et chirurgicale. On peut le considérer comme une uchronie, sous forme d’un récit d’heroic-fantasy faisant penser à Conan, la technologie en plus. Le rôle des surhumains, la génétique et l’influence de la culture s’articulent autour de l’action frénétique.