
Vu le nombre de livres qu’il a écrits, j’ai seulement effleuré le talent de Graham Masterton. Pourtant je connais sa réputation d’excellence et une frustration d’être trop confidentiel. J’ai choisi celui-ci au hasard, et aussi parce qu’il ne fait pas partie d’une de ses séries de livres. L’histoire regorge de bonnes idées et se déroule sans temps mort. Il y a une ressemblance avec les récits de Stephen King, des personnages truculents, des références culturelles très présentes, une liberté de ton et une espièglerie dans l’horreur. Mais il y a aussi des thèmes chers à Lovecraft, comme la terreur géométrique, le secret irréel qui se manifeste. Tout cela donne dans l’horrifique qui ne se prend pas au sérieux, du Lewis Carroll sanguinaire, car il ne faut pas sous-estimer le côté gore du bouquin. C’est désarmant de simplicité et d’efficacité, un modèle du genre horreur.